Une Ecole du Paradoxe ?


Le modèle de Palo Alto, élaboré dans les années soixante à la suite des recherches de Gregory Bateson sur l'application des principes de la cybernétique à la communication humaine, a connu, au gré des praticiens qui s'en sont inspirés, divers développements.
L'accent mis sur tel ou tel aspect de l'approche donne lieu à une grande variété de pratiques venant enrichir la réflexion autour de la notion de changement au sein des systèmes et renforcer la conviction qu'il n'y a pas une seule façon de voir les choses.

Pourquoi une école?

Notre pratique a pris, au fil des années d'expérience, de formation, de recherche et d'enseignement, une forme spécifique qu'il nous importe maintenant de qualifier par ce qu'elle a pour nous de central : le paradoxe.
Adhérant au point de vue constructiviste qui considère que, faisant partie du monde, nous ne pouvons pas le connaître objectivement, nous veillons particulièrement à respecter la construction de la réalité de nos clients.
Dans la stratégie paradoxale que nous mettons en place pour les aider à résoudre leurs problèmes, nous avons choisi de privilégier la dimension de la collaboration et les interventions sur mesure.
Pour pouvoir s'adapter avec souplesse à chaque situation, ce modèle d'intervention nécessite surtout l'apprentissage d'une vision du monde, d'une position dans la relation, d'une façon de penser les problèmes et leurs solutions.

Nous voulons aujourd'hui formaliser plus avant notre conception et notre enseignement du traitement des problèmes humains en les développant dans le cadre d'une école.

Une école pour quoi?

Une école, parce qu'il s'agit à la fois de dispenser un enseignement sur la pratique du paradoxe, de rassembler ceux dont le travail s'oriente dans le même " contre sens " et enfin de " faire école".

La formation que nous proposons est principalement inspirée par le modèle de Palo Alto pour les prémisses constructivistes et systémiques sur lesquelles il repose et pour sa stratégie paradoxale d'arrêt des tentatives de solution.
La forme que nous donnons à nos interventions, le type de relation que nous établissons avec nos clients, les accents que nous mettons sur tel ou tel aspect des tactiques, relèvent de diverses sources d'inspiration parmi lesquelles nous pouvons citer Milton Erickson, Victor Frankl et certains développements plus récents autour de la seconde cybernétique tels que les approches collaboratives et constructionistes.

L'Ecole du Paradoxe a pour but de former des praticiens des relations humaines (médecins, psychologues, psychothérapeutes, infirmiers, intervenants sociaux, enseignants, consultants, coachs, managers…).

Pour plus d'informations sur la Thérapie Brève Systémique et l'Intervention Systémique Brève voir le site de l'association PARADOXES


Docteurs Irène Bouaziz et Chantal Gaudin, psychiatres. Janvier 2004

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